Article proposé par Figoli, paru le 25/10/2007 08:23:08
Rubrique : L'attelage de Tradition, lu 4205 fois. 9 commentaires
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L\'attelage du bord de mer


 

« La voiture à sable »

 

 

         Au XIX ° siècle, les stations balnéaires devinrent le lieu de véritables rendez vous  mondains. Sur la cote Aquitaine, le bassin d’Arcachon en était un des fleurons.

Mais par mauvais temps, à part le casino, les distractions étaient peu nombreuses.

Il restait donc les excursions. Malheureusement le réseau routier carrossable était peu important et phaétons, milords, et autres voitures de maître ne pouvaient s’aventurer sur les pistes de sable.

 

 

 

 

         Hormis ânes et mulets, le seul moyen de locomotion possible était la « voiture à sable ».

         Prenant sûrement leurs origines dans les voitures de résiniers, ces véhicules rustiques étaient dotés de grandes roues à bandages  de 10 à 15 cms. Ils étaient équipés d’un siège pour le cocher et de bancs pour les passagers.

 

 

 

 

 

C’est dans cet équipage que vous pouviez aller découvrir la faune locale comme le petit cheval « lédon » (Tout petit cheval à gauche sur la photo)

 

 

 

et les vaches de « race cabaniste »  surveillées par leur gardien juché sur ses échasses.

 

 

  

 

Ces deux races locales ont disparu.

 

Vous pouviez également « visiter le peuple «   et prendre collation dans une cabane de résinier comme chez le célèbre « Seguin » au Mulleau.

 

 

 

         Mais une des excursions les plus renommées était de partir à travers bois pour rejoindre la dune du pyla, haute de 115 mètre en 1900 et, pourquoi pas, poursuivre jusqu’au poste des douaniers.

 

 

 

 

 

 

 

                   Comme nous le voyons sur toutes ces photos, les chevaux étaient attelés en flèche. Le cheval de devant était en traction et n’avait pas la « vie facile » d’un leader de tandem.

         Les deux chevaux étaient équipés de harnais de travail à collier et le premier était mené en longues guides.  Pour faciliter le travail des chevaux,  les pistes les plus fréquentées étaient régulièrement paillées par les loueurs de véhicule.

 

         Dans cette région, nous pouvons noter cette particularité des jantes larges sur d’autres véhicules comme les dog car pourvus de bandage de 7cms et plus pour la chasse à courre.


  Commentaires
-sur le sable par Arba (25/10/2007 11:55:30)
Amusant non? et bien sur , à la place du fouet de secours on prenait la pelle pliante type "armée" et pourquoi pas les plaques de désensablement "paris -Dakar et de plus.. lecasque colonial en liège...H.
-Ce vaisseau des sables méritait une casquette de marin. par Figoli (25/10/2007 21:44:06)
Pas le casque colonial mais comme on le voit sur les photos la casquette de yatchman ...pour cette mer de sable du Pyla...!
-l'attelage des régions par JeanClaudeGrognet (25/10/2007 12:54:30)
j'aime bien cet article qui nous apporte une vision des attelages du sud ouest. Autres régions autres attelages ? Et ces races le cheval lédon et les vaches cabanistes qui ont disparu . Quand, pourquoi, comment ...
-merci par Fauch (25/10/2007 19:18:43)
merci pour cet article, j'ai toujours plaisir à vous lire et à découvrir. Mon grand père avait une voiture avec des bandages larges je viens enfin de comprendre.... Je regrette qu'une chose, elle est passée au feu comme beaucoup d'autres choses.
-la fin des lédons par Figoli (25/10/2007 21:38:31)
Si la tradition orale de nos Landes de Gascogne les présente comme des descendants des chevaux abandonnés lors des conqu^tes arabes,les études de Jacques Sargos font remonter leur origine aux migrations d'asie centrale soit 4000 à 5000 ans. Ils doivent leur nom aux herbes dont ils se nourissaient et qui poussaient au bas des dunes (appelées leytes,lettes ou ledes) Certains chevaux furent domestiqués pour le bat et la conduite des carioles(Ils vivaient alors en semi liberté) La race disparut par croisement mais il restait quelques troupeaux sauvages. En 1930 le troupeau du Porge qui s'était attaqué à des champs de seigle fut capturé.En 1940-45, les rescapés du marais de Vendays furent décimés par les champs de mine ou servirent de nouriture aux garnsisons allemandes et aux habitants. En 1951 suite à un accident de voiture, les huit survivants furent jugés dangeureux et éliminés.Ainsi finirent les Lédons.
Le seul vestige de leur passage est une allée dite des lédons qui conduit de la route à la plage entre Lacanau et Hourtins.
(cf: société historique du Buch)
-merci par JeanClaudeGrognet (25/10/2007 22:41:56)
j'ai recherché vainement de mon côté !
-Lédon et landais par Figoli (26/10/2007 09:30:08)
on trouve quelques informations sur les sites (et ouvrages )de la race dont celui des haras.Il y avait deux souches dans cette région landaise: le poney lédon dit poney des pins donc aujourd'hui disparue et le poney "Barthais" souche de la race landaise actuelle.
-et la vache alors? par Figoli (26/10/2007 09:49:09)
La vache cabanaise dites également vache marine landaise a subi le même sort que les lédons pendant la dernière guerre.
Heureusement un vieil agriculteur avait gardé quelques specimens et en 1968 la société d'étude de protection,d'aménagement de la nature dans le sud ouest(SEPANSO) mis en place une opération de sauvegarde. Vous pouvez trouver les derniers spécimens en liberté dans la réserve naturelle de l'étang de cousseau en gironde.
-merci Figoli par JeanClaudeGrognet (26/10/2007 11:06:17)
incollable , bravo