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| | Article proposé par JeanClaudeGrognet, paru le 23/02/2007 16:02:00 Rubrique : Culture générale, lu 2584 fois. Un commentaire |
Pourquoi choisir l’attelage comme discipline ?
Il convient, en général au meneur de définir ses objectifs, après avoir observé les facteurs de la morphologie du cheval ou du poney qu’il voudra mettre derrière sa voiture.
Les objectifs, peuvent être de loisirs familial par exemple, ou encore la compétition à haut niveau.
Mais il faut pouvoir mesurer ses capacités, non seulement ses capacités techniques, mais il y a aussi la disponibilité qui entre en ligne de compte, afin de mieux pouvoir arrêter ses choix .
Un attelage, c’est l’alliance d’un meneur et de chevaux.
Il est dès lors fondamental d’évaluer (ou d’être assisté par un conseil compétent) le plus honnêtement possible ses capacités techniques et matérielles, notamment le temps qu’il est concevable de consacrer à ses chevaux.
Le choix doit s’opérer de manière objective et sérieusement, sans brûler les étapes.
Pour débuter, un poney d’un certain âge et doté de peu de sang permet de se familiariser avec le maniement du matériel, sans que l’élément animal pose de gros problème.
Si votre environnement ne vous permet pas d’envisager l’acquisition d’un cheval, vous pouvez rester dans les poneys pour en trouver, selon votre progression, qui ont toujours plus de sang et d’allures.
Si au contraire vous disposez de plus d’espace par exemple pour avoir un cheval, il faut commencer par un cheval ayant de bonnes allures classiques et surtout pas trop de sang, tels les Cobs légers, les Franches montagnes … Ou tout au moins des chevaux d’âge mûr qui possèdent comme qualité première, calme et sérénité.
Au fur et à mesure que votre technique se confirme et que vous organisez votre existence autour de votre passion, c’est à dire lorsque vous pourrez en terme, de temps y consacrer plusieurs jours par semaine, vous pourrez avec bonheur prendre des chevaux ayant plus de sang et de jeunesse.
Nés pour être champions, ces chevaux sont issus des races de sport des pays que l’on redécouvre sur tous les podiums internationaux ; le Selle Français, les Holsteins, Le Westphalien, le Hanovrien, les Demi-sang belges, et bien d’autres encore … Sans pour autant rechercher le titre suprême ! Et si par définition, comme l’on dit, il existe très peu de chevaux exceptionnels, il y a une quantité de très bons chevaux qui n’ont pas encore trouvé le propriétaire qui aura la capacité et l’envie surtout de les utiliser.
UN CHEVAL AVEC DE BONNES ALLURES
Quand on parle d’allures pour les chevaux d’attelage, on ne pense malheureusement qu’au trot, puisque le galop s’utilise peu et qu’il n’est demandé, ce que l’ont peu regretter d’ailleurs, dans l’épreuve de dressage (c’est ainsi que lors de l’hommage rendu à Nuno Oliveira avec ses petits enfants en septembre 1999 à Bruxelles en Belgique, on a pu assister à deux superbes numéros d’attelage avec des chevaux de race Lusitanien) d’un concours complet d’attelage. (ndlr : cet article écrit avant la mise en place de la reprise n° 9 qui comporte du galop )
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Néanmoins, les chevaux sont amenés à galoper dans le marathon et la maniabilité.
Même s’il n’est pas jugé en tant que tel, le galop doit être actif, tout comme le pas est également primordial dans les allures présentées chez un cheval d’attelage.
Il est donc nécessaire que les chevaux vous serez amenés à choisir, aient fière trois bonnes allures, parmi les classiques.
Celles-ci s’avèrent les plus efficaces et les plus confortables pour les chevaux comme pour les meneurs.
Attention, car il existe cependant un piège, qui est tendu à tous les meneurs qui accèdent à la compétition, qui consiste à se laisser séduire par certaines races dîtes plus spécifiquement d’attelage ou carrossières.
En effet, certains chevaux, tels les Kladrubers, les Frisons, Les Lippizans ou les Welsh cobs, ont un port d’encolure et une façon de lever les genoux au trot tout à fait particulier.
Mais il ne s’agit là que d’une allure altière ou fière, et non pas d’une allure au sens propre.
L’arrière-main de ces chevaux est rarement faite pour pousser ou engager, ce qui est pourtant la qualité essentielle que l’on exige, aussi bien en l’attelage qu’en toute autre discipline sportive, au pas comme au galop.
De ce fait, ces chevaux ont du mal à couvrir du terrain.
De plus, la position naturelle de l’encolure supporte mal la moindre faute de main, et ces chevaux sont, pour les meilleurs, délicats à garder « ronds » et, pour les autres, creux.
Ceci a une importance énorme lors des efforts, car cette attitude entraînera des douleurs, donc des défenses, et une usure prématurée du potentiel physique et moral du cheval.
Enfin, il est important de signaler que les conditions d’élevage, selon le pays de provenance des chevaux, revêtent un caractère décisif sur les facultés sportives des animaux.
Si l’on n’a pas pris soin avec le poulain de lui assurer une alimentation équilibrée et un avenir exempt de tares visibles ou invisibles (ce qui représente un budget conséquent notamment dans les pays moins développés où les éleveurs eux-mêmes doivent se contenter de peu) les déficiences de santé vont mettre un terme prématuré à la carrière de nombreux chevaux.
Tout le travail et le temps investis s’en trouvent perdus, auxquels il faut ajouter l’investissement affectif de toute une famille (et qui n’est pas des moindres !)
A RETENIR
· Recherchez l’équilibre entre le sang des chevaux, la technique et le temps disponible du meneur.
· Pour le sport, quel que soit son niveau, choisir des chevaux ayant des allures classiques
· Enfin, choisir des chevaux élevés dans de bonnes conditions est un gage de longévité.
Morgane De Greef