Article proposé par Renata, paru le 21/02/2012 13:35:48
Rubrique : Culture générale, lu 15498 fois. 5 commentaires
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Le Cheval et la guerre


 

 

 

Cheval d’attelage – guerre 1914 1918

 

Mercredi sortira dans les salles le dernier film de Steven Spielberg, « Cheval de Guerre ».

Près de 10 millions d’hommes sont morts durant la première guerre mondiale, et probablement autant de chevaux…

« Considérons un instant notre lutte pour la liberté, recherchons l’origine de notre force d’aujourd’hui et nous trouverons que ce chemin de l’homme vers la gloire est balisé par des ossements de chevaux. »

 

 

Tout n’est-il pas dit ?

 

Voici quelques documents qui attestent le dévouement et l’abnégation des chevaux pendant la « grande guerre ».

 

Manœuvres :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Artillerie montée au Canada 1914

 

 

 

 

 

Commencement :

 

Paris 1914, des cuirassiers rejoignent le front, le sourire aux lèvres et la fleur au fusil

 

 

Exode des populations civiles :

 

Réfugiés Belges 1914

 

 

 

 

 

Réquisition :

 

 

Troyes                                                                                       Paris

 

 

Les hostilités :

 

 

 

Mise en rang du 9th Royal Deccan Horse durant la bataille de la crête de Bazentin en 1916

 

 

 

 

 

Contraste                                                              Les chiens aussi

 

 

Chariot de ravitaillement

 

 

 

 

 

US Artillery

 

 

 

Bataille d'Ypres 1917 – soldats australiens

 

 

 

 

« Ecuries » ouvertes, sur le front britannique. La campagne dévastée ne pouvait offrir que ces écuries rustiques aux chevaux en service actif près du front de tir. Les soldats faisaient de leur mieux pour panser les animaux  entre leur temps de travail.

 

 

Carte postale de 1915 représentant un soldat russe caché derrière son cheval pour tirer.

 

 

« Un soldat Anglais raconte ainsi le fait d’arme d’un cheval ayant sauvé la vie de son cavalier :

Un jour, au cours d'une violente action, son cavalier fut envoyé à terre, atteint d'une balle. La troupe était en marche à ce moment. Lorsque le cavalier vint à toucher le sol, le cheval s'arrêta alors, souleva l'homme avec ses dents par ses vêtements et se rendit avec son fardeau près d'un groupe d'autres cavaliers. Le cavalier fut de là transporté à une ambulance de première ligne, où le docteur assura que, si ce blessé avait séjourné quelques heures sur le sol, sans soins, il serait inévitablement mort ».

 

 

Chevaux de bât transportant des munitions pour le Canadian Field Artillery à Neuville-Saint-Vaast, Pas-de-Calais

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Blessures :

 

 

« A peine quelques mois avant la guerre de 14-18, un capitaine Français avait proposé aux directions de la cavalerie et du service vétérinaire de Ministère de l’Intérieur que soit créée une « Croix-Rouge » pour les chevaux.

 

 

La question était inscrite à l’ordre du jour, mais n’avait pas été tranchée au commencement des hostilités.

Ce sont les Anglais qui ont fondé la Croix-Bleue et la Croix-Violette qui secourent le cheval-soldat « combattant anonyme sans gloire, victime courageuse, sans tertre ni croix ». Ils avaient pour mission de parcourir le terrain, de ramener tous les chevaux guérissables et de faire abattre immédiatement tous ceux dont les blessures étaient incurables. »

Cheval subissant un traitement pour une dermatose dans un hôpital vétérinaire britannique, en 1916.

 

 

 

Soins aux chevaux de guerre blessés à l’hôpital de la Croix Bleue

 

Hôpital vétérinaire de l’Armée Américaine – opération en cours

 

 

Equipage britannique tué par un obus

 

 

 

 

 

Fin  :

 

« La victoria du roi des Belges et du président de la République traversant
la place de la Concorde, à Paris, le 5 décembre 1918 ». Source : l'album de la guerre 1914-1919

 

 

Hommages :

 

Mémorial à Londres pour tous les animaux

 

 

Le monument de Chipilly (Somme) - L’artilleur britannique- Henri-Désiré Gauquié sculpteur

 

Suite par Jacky ...

En avant première de la projection du film "Cheval de guerre" de Spielberg à Meaux en partenariat avec le "Musée de la Grande Guerre" voici une phto de l'entrée:

 

 

 

 


  Commentaires
-Témoignage par Bergerie (20/02/2012 09:11:37)
Nous avons pu assister à la projection de ce film, il est remarquable de vérités.
Heureusement la violence des scènes de guerre n'est pas aussi morbide que certaines images ci-dessus.
Par contre, c'est indéniablement un bel hommage aux chevaux pour les services rendus.
En tant que meneurs nous avons souvent l'occasion de l'attester dans nos compétitions.
Je vous encourage à aller voir ce film, même si les larmes couleront un peu!
-Merci par Sissy (20/02/2012 10:06:36)
MERCI, Renata, j'adore tes articles, même si celui ci est très dure a voir, j'ai toujours un grand plaisir a les lire.
-merci par JeanClaudeGrognet (20/02/2012 11:15:24)
Le sujet est très difficile.Spielberg fait un film, il peut choisir ses images et équilibrer son film comme bon lui semble.C'est plus difficile avec les photos de faire un reportage évitant les pièges. Renata a réussi, bravo.
-C'était surtout douloureux... par Renata (25/02/2012 10:29:52)
J'ai vu le film hier soir. C'est indéniablement un grand film, fort, émouvant, bouleversant, avec juste ce qu'il faut de moments "légers".
Hélas, les quelques photos rassemblées renvoient au film. C'est du grand Spielberg, celui "la liste de Shindler", soucieux de rappeler la vérité et tout ce qu'on doit aux chevaux, à travers une histoire d'amitié, que nous ici, nous comprennons très bien.
N'oubliez pas vos mouchoirs !
-pas vu mais par JeanClaudeGrognet (25/02/2012 12:10:40)
les critiques ne sont pas au mieux. "On" annonce un bide .... probablement que le monde de l'équitation voit le film autrement.