Article proposé par JeanClaudeGrognet, paru le 08/01/2012 12:43:47
Rubrique : Culture générale, lu 1597 fois. 9 commentaires
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Le Quiz du dimanche de JCG (et la réponse): les coachs


 

un Quiz facile pour ce début d'année !

Quel est le point commun à ces photos

 

 

 

REPONSE

Le menage en grandes guides dans Paris

 

 

 


  Commentaires
-Cocher par Nacre (08/01/2012 07:47:04)
Ce sont les premières "auto écoles"formant des femmes au métier de cocher
-leçons de guides par Jelo (08/01/2012 09:18:40)
leçons de guides d'Howlett
-chevaux par JACKY (08/01/2012 09:45:55)
3 robes foncées et une claire ?
-Edwin Howlett par JeanClaudeGrognet (08/01/2012 12:35:00)
En effet c'est bien à Edwin Howlett que nous ramènent ces photos, et plus précisément aux difficultés que représentaient certaines rues de Paris pour de grands attelages. C'en était devenu un jeu pour l'aristocratie et les bourgeois de l'époque, qui se lancaient des défis. Question sans réponse (je pense !) aux spécialistes: la réputation d'Edwin Howlett n'est elle pas surfaite concernant le dressage des chevaux de l'époque, à preuve le mors inventé à fort passage de langue inventé par Howlett? N'était ce pas un menage "à l'arrache" plutôt qu'autre chose ? je sens que je vais me faire tuer ...
-De mémoire par Baladin89 (08/01/2012 19:41:51)
De mémoire, il est dit dans le livre qu'Edwin howlett n'utilisait ce mors que pour remettre des chevaux dont les barres avaient abîmées par leurs meneurs habituels et "maladroits". Il intervenait sur le palais avant d'intervenir sur les barres, et donc il permettait au « Maître » de remettre le cheval sans blesser davantage le cheval. Il est précisé également qu'il ne doit pas être utilisé par tout le monde...
Bien sûr, pour ma part, je ne suis jamais allé à cette extrémité...
-MORS HOWLETT par Arba (09/01/2012 14:07:01)
Baladin a parfaitement raison Le mors Howlett utilisé par Howlett en personne, qui précisait qu'il n'avait que quelques grammes de pesée au bout des doigts. Tous les meneurs de l'époque l'attestent.
-ben oui par JeanClaudeGrognet (09/01/2012 14:17:13)
mais ... faut dire qu'avec ce type de mors dans la bouche et une muserolle ça ne doit pas donner envie de s'appuyer trop dessus !
-Alors... par Renata (09/01/2012 16:33:37)
J'ai retrouvé ce texte écrit par Crafty, qui en dit long sur l'effet de mode en cette fin du 19ème siècle, un peu comme les 4 x4 dans Paris de nos jours !
"Le goût du coaching est arrivé à un point tel qu'il a engendré la coachomanie. Les amateurs four in hand ont une passion si vive pour leur art que, quand la saison est passée, que les attelages destinés à faire la route sur les différents itinéraires ont été liquidés dans des ventes brillantes, et que leurs écuries se trouvent dégarnies, ils ne peuvent se résigner à ne plus monter sur un siège.
Ils vont alors chez Howlet, l'incomparable professeur de guides, qui garde toujours quatre chevaux à leur disposition, et se livrent en sa compagnie à la recherche de la difficulté. Il s'agit de trouver des passages impossibles, des combinaisons de tournants invraisemblables, des ruelles où un fiacre aurait peine à circuler, et d'y évoluer avec quatre chevaux et un mail-coach.
C'est une course ad augusca per angusta, et le plaisir de ces virtuoses du fouet consiste à se tirer sans trop d'accidents de situations inextricables. Le sang-froid imperturbable de leur professeur contribue autant que leur habileté personnelle à sortir des mauvais pas dans lesquels ils s'engagent de parti pris.
C'est le faubourg Saint-Germain qui se trouve être le plus riche en ruelles d'une étroitesse incomparable, coupées à des angles aussi aigus qu'exigus, et l'on passe immédiatement les ponts pour gagner ces dédales. Pour ces expéditions spéciales, jamais les chevaux ne sont attelés dans le même ordre: un jour, les uns servent de wheelers; le lendemain, ils jouent le rôle de leaders, et chaque couple alterne un par un.
De cette façon, comme le dit fort justement Howlet, on est sûr que ce ne sont pas les chevaux qui conduisent. Par contre, il est indispensable que lesdits chevaux soient dans les meilleures conditions possibles pour être conduits. Le leader de gauche tire comme un voleur, et obéit imparfaitement aux indications qui lui sont données. On commence par changer les rênes primitivement attachées au banquet. Cette modification n'ayant amené qu'un résultat insuffisant, notre automédon descend de nouveau, débride son cheval en pleine rue, substitue un mors à pompe au précédent, et nous repartons."
.....
-méchant je suis... par JeanClaudeGrognet (09/01/2012 16:44:42)
Merci Rénata pour ce complément d'informations. On est bien dans le snobisme, bricolage d'utilisation mais pas du dressage. Je crois qu'il faut être réservé quant à l'utilisation du cheval monté ou attelé au XIX ems siècle. Pour exemple, des films de l'époque montrant des cavaliers renommés ayant pignon sur la littérature équestre ont bien déçu les spectateurs qui les ont visionnés...