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| | Article proposé par Arba, paru le 05/09/2009 09:38:03 Rubrique : L'attelage de Tradition, lu 1803 fois. 11 commentaires |
Concours de Barvaux en Condroz / Belgique :
Le dimanche 23 août dernier, le château de Barvaux accueillait, sous un soleil radieux, le 5ème Concours International d’Attelage de Tradition, organisé par Sophie et Renaud de Villenfagne et orchestré par Joël de Schrevel.
Consécutivement à la lettre que j’ai écrite , relative à la place laissée vide sur les voitures lors de la maniabilité, je n’ai pu juger au concours du Haras du Pin, bien qu’y étant invité, C’est donc avec beaucoup de plaisir et d’empressement que j’ai accepté de faire partie du jury, constitué de Carlo Gnecchi Ruscone, venu spécialement d’Italie, et d’
Alain Bahuchet pour la France, les commentaires étant assurés par Jean Louis Libourel pour la partie technique, assisté de Charly Echterhof pour la traduction (il parle parfaitement 5 langues !).
Nous fûmes « observés » par 3 Norvégiens qui avaient souhaité voir comment se déroulait ce type de concours, et quelles étaient les difficultés pour les organisateurs afin d’en importer le concept dans leur pays.
Il y a de nombreuses difficultés ! mais les Norvégiens n’ont pu que les imaginer tant l’organisation fût sans faille !
Une trentaine de participants inscrits ; quelques absents, mais un plateau assez relevé.
La présentation des poneys, seuls ou en paire, semble la spécialité des belges !
C’est dans La catégorie des attelages à un cheval que les français qui s’étaient déplaces étaient les plus nombreux (bien que ce concours ne fut pas signalé par nos médias). Elise Ribeiro présentait un beau Meadow Brook que son père a utilisé lui aussi, avec un autre cheval, mais avec moins de succès.
Alain Ducharme (l’organisateur du concours de Vincennes le 20 septembre) qui avait fait le déplacement avec un Show Gig attelé d’un Kladruber gris a été particulièrement remarqué. Malgré tous ces beaux équipages c’est Albert Debusschère qui a remporté la palme en présentant un cheval gris attelé à un magnifique Park. Gate Gig du carrossier Kellner à Paris, assisté d’un groom qu’on aurait pu croire sorti d’un catalogue tant il s’approchait de la perfection : il devrait figurer dans les manuels d’instruction afin de donner la direction à suivre.
Pour la catégorie des attelages à 2 chevaux , deux concurrents sortaient du lot, mais c’est Joel de Schrevel qui s’est vu attribuer les meilleures notes devant un hollandais menant une voiture pour dames.
En tandem, le spécialiste Marc Matthys est le vainqueur de sa catégorie, comme Paul Berens Scott l’est dans la sienne : l’attelage à quatre : la voiture qu’il présentait pour la première fois, était un Built Up Break anglais avec sa peinture d’origine pour le train et une patine bien réalisée pour les parties ayant eu à subir des rénovations, attelé de ses 4 Cleveland bay, impeccablement toilettés.
Petit bémol : quelques concurrents m’ont dit avoir été étonné d’être notés sur 12 (par les 3 juges) alors qu’ils l’ont été sur 20, avec la même voiture, au concours à Cuts ou à Luxembourg.
Sur ce point, les règlements français ou belges sont identiques ; seule l’application est variable.
Il convient de souligner les points forts du règlement belge : sur les documents remis au juge afin de noter l’épreuve de maniabilité, il est prévu une case dans laquelle est porté le nombre de passagers à la présentation, que l’on peut comparer à celui de la maniabilité, en cas de différence : 5 points de pénalité
Même chose pour les freins à disque : leur seule présence entraîne une pénalité de 5 points, qu’ils soient utilisés ou pas. En France, le règlement bien que légèrement différent, est tout aussi clair , mais n’a jamais été appliqué !
Mener un tandem de manière non traditionnelle entraîne également une pénalité de 10 points.
C’est à la somme de « détails » tels que ceux la que l’on devine le désir de sauvegarder et promouvoir le patrimoine hippomobile et que l’on donnera ses lettres de noblesse aux concours de tradition…
Dernier détail : les notes des 3 juges étaient très ciblées et les seuls ‘gemissements’ont été émis par les concurrents notés selon le règlement alors qu’ailleurs les juges ne voient pas ou ferment les yeux et cela laisse augurer des difficultés que rencontreront les passionnés à convaincre que le mot Tradition a un sens. (Même si les dérives ont déjà provoqué beaucoup de lésions)
En conclusion, nous avons passé un merveilleux week end, qui nous aura enrichi d’autant de souvenirs que d’enseignements. Merci à toute l’équipe des organisateurs des bénévoles et des participants.
D.POSSELLE