Article proposé par JeanClaudeGrognet, paru le 03/02/2021 08:39:07
Rubrique : Interviews, lu 1792 fois. Pas de commentaires
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AMATEURS, vous avez la parole ! (Pierre Buron)


 

          Meneurs amateurs vous avez la parole...

          Ceci est un  article/sondage qui vous  concerne !    

          Pourriez vous dire en quelques lignes  quelles sont vos motivations pour la pratique de l'attelage, comment en êtes vous venu(e) à pratiquer cette discipline...quels problèmes rencontrez vous, que souhaiteriez vous comme évolutions pour l’attelage amateur en compétition?

          Réponse à contact@attelage.org  vous pouvez conserver votre pseudo et votre anonymat. Vous pouvez joindre une photo de vous ou de votre attelage.

          Les réponses seront publiées au fil de cet article, il sera donc mis à jour à chaque nouvelle proposition.

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Pierre Buron

          " J'ai grandi dans le village de Bernard POUVREAU et mon père à participé à plusieurs concours entre 1979 et 1988. Dur d'échapper à l'attelage, j'ai commencé par groomer beaucoup de meneurs dans plusieurs catégories et à différents niveaux. 

          J'ai démarré les concours amateurs en 2007 avec les chevaux de Bernard. J'ai acheté mon premier cheval en 2013, Frits B, un KWPN typé CSO. Mis en route à l'attelage par mes propres soins, Circuit SHF monté et attelé, circuit amateur, CDF 2019. 

          Par chance, ma femme est cavalière de dressage professionnelle, son aide est cruciale depuis le départ, du choix du cheval au travail quotidien, elle a toujours géré le dressage et l'évolution du cheval. C'est un vrai atout.     

          Pour avoir assisté à beaucoup de concours en dressage monté, je trouve que le fait de faire un tour sur la carrière avant de démarrer sa reprise serait une bonne évolution pour l'attelage, même si je le conçois, ce n'est pas évident à mettre en place, quand on voit la réaction de certains chevaux à Pau, personne n'est gagnant quand un cheval à peur de quelque choses en bords de piste. Si l'on veut que l'attelage devienne un spectacle je pense que l'on devra en passer par là, afin de mettre tout le monde dans les meilleurs conditions.  

          J'adore l'attelage pour l'ambiance qui y règne, ce coté jovial et bon esprit, en démarrant les concours avec Bernard j'ai tout de suite été mis au parfum, et je trouve qu'aujourd'hui on perd un peu cet esprit, j'ai peur qu'on perde petit à petit cette bonne ambiance en concours amateurs. Il ne faut pas oublié qu'on ne gagne plus grand chose en compétition alors si on ne peut même plus s'amuser, à quoi bon. 

          A voir les nouvelles reprises 2* et 3*, je pense que l'attelage est en train de prendre une bonne direction, et il se murmure que les reprises amateur solo et élite sont en cours de renouvellement, cela va permettre au monde amateur de se renouveler et de tirer la discipline vers le haut.

          Voilà en espérant que les concours reprennent au plus vite"  PB le 3/1/2021

         

          Anonyme, âge 60 ans.

          " La pratique de l'attelage me vient du fait d’avoir côtoyé des chevaux de traits durant mon enfance. Ces chevaux étaient encore utilisés pour le ramassage du foin, des pommes, et du bois. Ils étaient aussi mis à contribution pour le pressage des pommes lié à la confection du cidre. La fierté et la force de ces chevaux étaient magiques pour l’enfant que j’étais.        

          L’autre origine de cette passion vient des poneys et chevaux de CSO de nos enfants. Nous autres, parents, étions tous les jours aux petits soins pour ces équidés. Aux petits soins, également, pour les cours d’équitation, les stages, les concours, les championnats… Les équidés entrent dans notre vie et n’en ressortent jamais…Quand les enfants ont font leurs études, ils m’ont laissé la gestion de la cavalerie. Je me suis alors demandée comment pratiquer à mon tour l’équitation. J’étais fascinée par les gens du complet, l’attelage me paraissait la meilleure voie car elle s’en rapprochait beaucoup.

          Le challenge que représente la réussite de trois tests d’attelage avec très peu d’aides et tout en étant éloigné du cheval. Cela relève du miracle ! Et essayer d’obtenir ce miracle, jour après jour, me fascine. Il y a des problèmes d’espaces d’entraînements quand on n’a pas sa propre écurie. Les bonnes rencontres ( cavaliers, coaches, palefreniers, vétérinaires, ostéopathes… ) pour nous faire progresser sont difficiles non seulement à trouver mais aussi à conserver. Ils ne connaissent pas la discipline de l’attelage : soit ils banalisent cette discipline, soit ils la craignent. Et il faut beaucoup d’énergie pour convaincre, expliquer, rassurer… Cette énergie perdue devrait être utilisée pour le travail de notre cheval d’attelage et pour notre propre travail équestre ,et non pour rallier à notre cause les gens qui gravitent obligatoirement et nécessairement autour de notre attelage. Il y a un énorme effort à faire pour faire connaître cette discipline. L’engouement actuel pour le complet va sûrement tirer l’attelage dans son sillage mais il faudra du temps…"

          Emilie Gaubicher

           " J’ai toujours voulu faire de l’attelage depuis toute petite mais je n’ai pas forcément eu la possibilité. Puis certaines rencontres font bouger les choses j’ai commencé en tant que groom puis meneuse et je n’arrêterai plus maintenant."

Emile Gaubicher et Don Juan

          Mireille Marlin

          " En faite au départ, j'étais cavalière galop 7, et me voilà parti en concours complet. Un premier enfant, j'abandonne le complet et je pratique le CSO. Un deuxième enfant et me voilà avec un galop 8 de dressage et quelques compétitions sur les rectangles.

          Je viens à l'attelage, car proche de ma propriété, s'installe 2 meneurs. Thierry SEDAN, avec une paire de boulonnais et Stéphane DOUMENC avec, au départ, 1 cheval, puis 4. Les 2 m'emmène régulièrement en forêt de Dreux et quelque fois en coéquipier sur les concours. J'ai, donc, en 1996, acheté mes 2 poneys à 2 ans que j'ai gardé jusqu'à 26 ans et pratiquer le débourrage, en simple et en paire, moi même, avec les conseils de Stéphane, sachant qu'en retour, je montais ces chevaux. Ayant pratiqué la compétition depuis 1979, je ne pouvais qu'essayer cette discipline, une fois les poneys capable de les faire avec en 2001 un galop 8 d'attelage.

          Aujourd'hui, j'ai une paire de Pottock et je vais, bientôt avoir 65 ans et comme aucun cheval ou poneys n'a le même caractère, j'apprends tous les jours et tant que je peux monter dans mes voitures et à ne pas oublier mes portes d'obstacle, je continuerai à faire des concours."

        © attelage.org


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